Le péril aviaire ou collision volatile

Le péril aviaire ou collision volatile

 

Péril animalier, risque aviaire ou collision volatile : quel que soit son nom, environ 800 collisions d’oiseaux avec des avions sont répértoriées chaque année dans l’aviation civile. Cette “menace” est prise très au sérieux par les autorités aéronautiques et par les constructeurs. Heureusement, les cas d’accidents restent extrêmement rares (et très bien documentés, à l’image du crash du vol 1549 de l’US Airways qui a inspiré le film “Sully”).

Tout ce qu’il faut savoir sur le péril aviaire

 

Où ont lieu ces collisions ?

La plupart des oiseaux vivent très près du sol, entre 0 et 1000 m. En conséquence, le risque de collision aviaire pour les avions se concentre lors des phases de décollage et d’atterrissage.

Quelles sont les parties de l’avion les plus « sensibles » au risque aviaire

L’impact peut arriver n’importe où sur l’avion. Celui-ci peut endommager la carlingue de l’avion sans pour autant casser une aile ou autre. Il faut plutôt comparer cela à un simple « coup » sur la carrosserie d’une voiture : cela ne vous empêche pas de rouler en toute sécurité. Les parties les plus vulnérables sont le pare-brise et les moteurs. Un pare-brise fissuré peut sérieusement gêner les pilotes. Idem pour un moteur abîmé.

 

Comment la sécurité aérienne répond au risque aviaire

 

Quelles mesures des constructeurs aériens face au péril aviaire ?

Tout d’abord, les moteurs sont testés sur des bancs d’essai (vidéo que vous pouvez découvrir lors de nos stages). Un canon projette des poulets à 700 km/h sur les moteurs pour tester leurs résistances. Attention, on ne jette pas de vrais poulets ! Ils sont remplacés par des blocs de gélatines de densité équivalente.

Ensuite, ils ont renforcé considérablement la solidité des pare-brise. Il faut savoir que les pare-brise sont chauffés pendant toute la durée le vol. Le verre « chaud » étant plus résistant aux impacts.

 

Quelles sont les mesures prises par les autorités ?

Plusieurs moyens sont mis en place pour « éloigner » les oiseaux des aéroports et diminuer les risques de collision aviaire. Il existe des appareils qui émettent des alarmes sonores ou des fusées crépitantes pour faire peur aux oiseaux. Certains aéroports, comme Roissy-Charles de Gaulle ou Marignane, emploient des fauconniers pour faire fuir les volatiles.

Que font les pilotes en cas de collision ?

Dès que nous savons qu’il y a eu un impact, nous devons revenir nous poser par précaution ! Cependant, il arrive que nous nous en apercevons qu’à l’atterrissage, suivant le point d’impact et la taille de l’avion. (Imaginez un Airbus A 380 face à un petit moineau !!!)

Conclusion

Oui, la collision volatile est une menace, cependant, elle n’entraîne que très rarement un accident. On parle plutôt d’incident… Au maximum, ces rencontres aviaires peuvent donner lieu à un retard de vol, ce qui arrive dans environ 15% des cas de collision.